12 avr. 2012

La Brède (33) de la théorie à la pratique

La réunion du 31 mars a rassemblé plusieurs membres de la réserve communale de sécurité civile autour de Sébastien Dubard, conseiller municipal et pompier à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac.


À l'ordre du jour, une partie technique destinée à passer en revue les moyens de défense dont dispose la commune en cas d'incendie, à inventorier les quatre catégories de feux et les différents types d'extincteurs à utiliser pour être le plus efficace possible en attendant l'arrivée des pompiers.
La deuxième partie de la réunion s'est tenue dans la cour des services techniques : après la théorie, la pratique ! Sébastien Dubard et Serge Bertrand, pompier retraité, ont allumé des feux contrôlés que les membres de la réserve communale de sécurité civile se sont appliqués à éteindre avec les extincteurs mis à leur disposition, en respectant consignes de sécurité et gestes d'efficacité.
Riche d'enseignements, cette expérience a été très appréciée des participants.

Sources: Sud Ouest

24 févr. 2012

Mobilisation de la Réserve Civile et Citoyenne pour le Carnaval de Nice

Pour le Carnaval, la Réserve Civile et Citoyenne (RCC) de la Ville de Nice est mobilisée pour assurer des missions d’accompagnement et de veille auprès du public et des participants à cette grande fête populaire. Cette implication des réservistes niçois sur les manifestations carnavalesques est une première !




Pendant le Carnaval, leurs missions consistent à prévenir les risques liés aux mouvements de foule et à assister les populations. La présence préventive de la Réserve permet aussi une montée en charge très rapide en cas d’événement majeur.
Très présents aux arrêts du tramway dont le fonctionnement est perturbé par la fête et la foule nombreuse, ils facilitent notamment l’accès aux rames, aux personnes à mobilité réduite, une action très appréciée par le public. Les réservistes interviennent auprès de toute personne nécessitant un secours, en la rassurant en attendant l’intervention des secouristes alertés au préalable.
Les réservistes interviennent en journée de 16h00 à 18h00 et en soirée de 22h00 à 23h30. Ils sont 28 réservistes à intervenir sur les 16 corsos et batailles de fleurs et sont entre 5 et 9 sur chaque représentation. Un agent de la Direction Adjointe de la Prévention des Risques Urbains les encadre.
Depuis septembre 2010, la Ville de Nice a créé une réserve communale de sécurité civile baptisée « Réserve Civile et Citoyenne ». Cette RCC a pour but de développer des actions de prévention et intervenir en cas de crise, en complément des services de secours.
Cette réserve, organisée autour de deux pôles, Expert et Opérationnel, a pour objectifs de :
- Développer la culture du risque en sensibilisant et en informant la population,
- Assister les services de secours dans les missions de sauvegarde,
- Apporter de moyens humains supplémentaires et formés, notamment en période de crise,
- Développer l’engagement citoyen.
La réserve est composée de bénévoles, de citoyens :
> Volontaires internes (les agents de la ville de Nice ou N.C.A)
> Volontaires externes, (la population niçoise, sans distinction d’origines professionnelles, de métiers : directeur d’entreprise, retraités, vendeurs, infirmiers, fonctionnaires, étudiants, etc.)
Source: Nice Premium

9 févr. 2012

Un site internet pour la Réserve Communale de Mougins (06)

La Réserve Communale de Sécurité Civile de Mougins vient de se doter d'un site internet dédié et spécifique à sa mission qui est également accessible par le portail internet de la Ville de Mougins.



Présentation de la réserve, interventions réalisées, informations pratiques, photos... sont disponibles sur ce site clair et très complet. 


Vous pouvez retrouver ce site à partir de notre liste de liens figurant sur la colonne de droite de ce blog.



4 févr. 2012

Crolles (38)





La réserve communale est un vivier de citoyens sensibilisés aux risques, prêts à relayer l’information et à jouer un rôle actif en cas d’évènement majeur. Informer, sensibiliser la population, développer les plans de secours, agir de manière efficace le moment venu…parce que chacun peut être utile.
La Ville de Crolles dispose de 35 réservistes qui ont notamment participé à l'exercice Richter en avril 2011 qui consistait à analyser la réaction communale suite à un tremblement de terre.

St Etienne de Chigny (37)




Salle Du-Bellay, les volontaires de la réserve communale de sécurité civile étaient invités à venir signer leur acte d'engagement. Créée en décembre 2011 par délibération du conseil municipal, la réserve a pour mission d'apporter son concours au maire en matière d'information à la population face aux risques, de soutien et d'assistance en cas de sinistres et d'appui logistique. « C'est pour mieux faire face à un événement du type Xynthia que nous avons souhaité mettre en place une réserve de sécurité civile », précise Patrick Chalon, le maire. Pour cette équipe, qui compte déjà une quinzaine de membres, des exercices seront prochainement organisés afin de mieux les préparer. 

sources: la Nouvelle République

Thérouanne, Pas-de-Calais, 1100 habitants, 18 réservistes

Le centre de première intervention (CPI) de Thérouanne (1100 habitants) n’avait ni antenne, ni permanence de pompiers : les quatorze pompiers volontaires, qui travaillaient tous, n’étaient pas en nombre suffisant. Pour assurer les urgences, quatre à cinq personnes pouvaient être mobilisées à toute heure du jour et de la nuit, dont un chauffeur avec permis poids lourd. En outre, le coût du centre devenait exorbitant pour la commune qui devait sans cesse changer les équipements et payer les formations des pompiers volontaires.





Le 1er janvier 2006, le conseil municipal a voté la dissolution du CPI et l’a remplacé par la réserve communale de sécurité civile. Les pompiers qui le souhaitaient (la moitié) ont rejoint le centre de secours d’Aire-sur-la-Lys, situé à une dizaine de kilomètres de la commune. Les autres ont été intégrés à la réserve 
communale, rejoints par des jeunes (artisans, infirmières …), formant une équipe de dix-huit personnes. 
Tous sont bénévoles, l’encadrement est assuré par deux anciens pompiers volontaires. Le camion-incendie du centre de première intervention a été revendu, le reste du matériel a été transféré à la réserve (motos pompes, tuyaux, matériel pour les nids de guêpes…) La commune a acheté des vestes et des parkas, des casques de chantier, une cage pour capturer les animaux errants. 
La formation des réservistes est assurée avec l’aide du centre de secours d’Aire-sur-la-Lys et de la gendarmerie. La réserve communale intervient en complémentarité des autres services de secours et dans le cadre du plan communal de sauvegarde. Elle informe la population des risques (inondations et  transport de matières dangereuses par exemple). Elle actionne les motos pompes dans les caves inondées, nettoie la chaussée après un sinistre, se charge des nids de guêpes et des essaims d’abeilles, dégage les chemins communaux enneigés ou entravés par des chutes d’arbres, participe à la recherche de personnes disparues…  La réserve communale peut aider à l’accueil en cas d’événement majeur sur l’autoroute située à trois kilomètres du village. Son coût de fonctionnement est d’environ  5 000 euros par an.

sources: Mairie-conseils

25 janv. 2012

Tempête virtuelle à Port d'Envaux (17)

Samedi 21 janvier, 14 heures à Port-d'Envaux. Comme annoncé par les dernières prévisions météorologiques, une tempête de forte intensité va s'abattre sur la commune dans quelques heures. Les services de la préfecture ont déclenché l'alerte rouge et ont appelé le maire, Sylvain Barreaud, pour lui signaler l'arrivée imminente, a priori dans les six heures qui suivent, du cataclysme.



La cellule de crise du village est activée, et rapidement, le plan communal de sauvegarde est mis en place. Les 22 membres de la réserve civile sont contactés et chacun d'entre eux, après avoir revêtu son gilet jaune fluo floqué « réserve civile » est allé prévenir la population, dans son périmètre d'action. En une heure trente environ, l'ensemble de la population du village est avisé du danger imminent et peut prendre ses dispositions pour l'anticiper.
Au rapport
Samedi 21 janvier, 16 heures, dans la salle de réunion de la mairie. Tous les protagonistes de la réserve civile sont rassemblés pour le retour d'expérience de cette simulation, puisque c'en est bien une. Il s'agissait de tester le plan communal de sauvegarde présenté à la préfecture, afin de faire le point sur les observations, les commentaires de chacun.
Mis à part quelques rares réfractaires qui n'ont pas souhaité ouvrir leur porte aux bénévoles venus leur présenter cette action de simulation, les Port-d'Envalois étaient dans l'ensemble très satisfaits de cette initiative. Les volontaires ont également pu faire le point sur les habitations dépourvues de sonnettes, et donc plus difficiles à contacter, sur celles abritant des personnes handicapées pouvant nécessiter des aides spécifiques.
La séance de débriefing de cette simulation a permis de relever les manques ou points à améliorer pour l'avenir. Ainsi l'un des bénévoles s'est-il enquis de savoir comment prévenir les endroits publics susceptibles de recevoir du public, telle la salle polyvalente, la salle des fêtes, la Caverne. Il est également apparu que le nombre de volontaires devait être étoffé afin de pallier les absences des uns ou des autres.

Sources: Sud Ouest

5 nov. 2011

Le label Orange pour Gonfreville l’Orcher (76)

Mis à part le risque avalanche, la Ville de Gonfreville l’Orcher est sujette à presque tout les risques majeurs qu’ils soient naturels (inondations, chutes de blocs des falaises, cavités souterraines…) ou technologiques. Plutôt que de se mettre la tête dans le sable, la municipalité a préféré travailler sur l’information et la sensibilisation des populations. Loin d’être un sujet tabou, la question de la gestion des risques potentiels est donc depuis des années prise en compte avec lucidité et compétence.


Un service municipal spécifique a été créé en 2003 pour harmoniser les actions internes et externes. Sous l’impulsion de Jean-Paul Lecoq, député-maire, le service Prévention communale pour les Risques majeurs a piloté diverses formations en direction des élus, des services, des habitants. Des exercices grandeur nature ont été organisés dans les écoles, en mairie et même sur toute la ville en lien avec des partenaires institutionnels. Un Plan communal de sauvegarde a été mis en place. Une Réserve communale de sécurité civile a été créée avec une trentaine d’habitants volontaires prêts à intervenir en cas de besoin. Les jeunes n’ont pas été oubliés. Des stages de formation Préparation communale à la protection civile (PCPC) ont été organisés pour les 16-18 ans. En lien avec la CODAH et l’ORMES, un Plan familial de mise en sûreté est en cours d’élaboration.
La municipalité réserve un budget conséquent à la sensibilisation et à l’information de la population. Un service d’alerte téléphonique est capable de prévenir en temps réel tous les foyers en cas de problème. Un système baptisé Alertbox, rendu possible grâce à l’arrivée du Très haut débit dans la commune, est en train d’être finalisé. En temps réel, il permet d’alerter les personnes connectées tout en recensant les habitants concernés. Un outil d’aide à la décision novateur imaginée par la municipalité.
Pour saluer cette volonté politique, le Haut comité français de défense civile a remis, le 23 mai, au Sénat, le label Pavillon orange (niveau trois étoiles) à la Ville de Gonfreville l’Orcher. Pour la troisième année consécutive, la commune reçoit cette distinction dans le cadre de la Journée de prévention des risques majeurs et de sauvegarde des populations. 

Biganos (33) Pavillon Orange et Réserve Communale

La commune de Biganos a mis en place, en 2010, un Plan communal de sauvegarde de la commune et constitué une réserve communale de sécurité civile. Cette réserve a vocation à agir dans le seul champ des compétences communales, en s'appuyant sur les solidarités locales. Grâce à cela, Biganos s'est vu décerner le Pavillon orange 3 étoiles. Seulement 15 villes en France ont obtenu ce label.

 L'hôtel de ville.  photo j.- r. V.

La mission de la réserve communale de sécurité civile est d'aider le maire, en matière d'information et de préparation de la population face aux risques, de soutien et d'assistance aux populations en cas de sinistres, d'appui logistique et de rétablissement des activités.
Devenir bénévole à la réserve
Tout habitant de la commune de Biganos, âgé d'au moins 18 ans, peut être intégré, sur la base du bénévolat, à la réserve communale. Il y est admis par décision du maire. Cet engagement est formalisé par la signature conjointe d'un acte d'engagement à la réserve. Isabelle Dubos, adjointe au maire, est chargée, sous l'autorité du maire, d'organiser et de diriger l'action de la réserve.
Elle a délégation afin de signer avec chacun des réservistes l'acte d'engagement à la réserve. Le réserviste s'engage, sauf cas de force majeure, et sous réserve de l'accord de son employeur, à répondre à toute mobilisation par le maire ou son délégué.
La durée de cet engagement est fixée à un an (ou plus dans la limite de cinq ans). II est renouvelable par tacite reconduction. L'engagement peut être interrompu à tout moment, soit par démission, soit par décision du maire.

Toute personne voulant faire partie de cette réserve doit prendre contact à la mairie au             05 56 03 94 64       ou par courrier électronique : kpetitier@villedebiganos.fr

Sources: Sud Ouest

4 nov. 2011

Saulxures lès Nancy (54)


Après la remise des actes d’engagement et afin de compléter l’équipement des bénévoles de la Réserve Communale de Sécurité Civile de Saulxures-lès-Nancy, Michel CANDAT, le Maire  leur a remis à chacun des chasubles ainsi qu’une paire de gants. Monsieur le Maire a tenu à remercier individuellement chaque volontaire pour leur engagement personnel au sein de la commune.




Cette réserve communale est maintenant prête à prendre part à des actions de soutien et d’assistance à la population en cas de risques majeurs sur la commune, et participera très prochainement à une simulation de déclenchement d’une cellule de crise.
Il est encore possible d’intégrer l’équipe des réservistes en s’adressant à Mme Annick QUERCIA au 03.83.29.18.29.
La Réserve Communale de Sécurité Civile de Saulxures-lès-Nancy a assisté au mois de mars en tant que spectateur à une démonstration grandeur nature sur une intervention des services de secours.
Après l’intervention au mois de janvier du Commandant Stéphane IMBERT sur le rôle de la réserve communale de sécurité civile, Madame Claudine SIMON, conseillère municipale à Pulnoy est venue parler du vécu et de l’expérience de la réserve pulnéenne.
De nombreuses explications ont été données aux participants sur les méthodes d’intervention, sur les exercices déjà effectués à Pulnoy comme la manipulation d’un extincteur entre autre.
Des tests et des exercices ponctuels seront organisés afin de maintenir le rythme des échanges de l’équipe de volontaires.
Le mercredi 11 mai 2011 à 18 h 45, Michel CANDAT le Maire a déclenché une alerte, afin de rassembler les membres de la R.C.S.C. à la salle du Conseil Municipal.
26 personnes sur les 32 membres que comprend cette réserve ont répondu présents dans les 20 minutes, puis un exercice de transmission et de communication a suivi, celui était dirigé par Gilles VALTIER, référent du secteur N°2 sur l’art et la manière d’utiliser un Talkie-Walkie. Encore un bon point pour la Réserve Communale de Sécurité Civile.

Saint-André-de-Roquepertuis (30)

Le 12 mai, s'est tenue, dans la salle commune de la mairie, la première réunion d'information et de concertation réunissant les principaux acteurs de ce groupement nouvellement institué par la mairie. Cette Réserve, forte de plus d'une trentaine de membres, a été imaginée et conçue avec des volontaires pour répondre aux diverses situations critiques qui pourraient survenir dans la commune.


Les risques majeurs sont évidemment les premiers ciblés, inondations, incendies, séismes, catastrophes d'origine nucléaire, etc. Néanmoins, d'autres sinistres sont aussi envisagés tels les accidents de la circulation, les noyades, les chocs cardiaques... C'est à tous ces cas de figure que les membres se destinent à répondre, en portant l'essentiel de leur action sur la rapidité et la cohésion opérationnelle.

Les sujets traités lors de cette réunion étaient multiples. On a d'abord présenté les différents matériels mis à disposition. Ceux d'abord, destinés à l'information des citoyens (sonos, portables, sirènes, ceux dévolus à la communication entre les intervenants : CB, talkies-walkies, systèmes de messagerie téléphonique, et enfin à l'action curative proprement dite à savoir gilets, casques…

La deuxième partie de la réunion a été consacrée à l'étude du maillage du village en une dizaine de zones distinctes, où ont été désignés, avec leur accord, des responsables, dont le rôle sera, en cas de sinistre, de veiller à la bonne information des personnes mais aussi à la sauvegarde de certaines installations.

Cette Réserve communale prend donc réellement ses marques. Néanmoins, elle ne constitue pas un substitutif aux professionnels, mais une force d'appoint, dont le rôle essentiel est d'amorcer et de gérer intelligemment l'avant-garde des secours. D'autres réunions auront prochainement lieu, pour des exercices plus pratiques.

Par ailleurs, un défibrillateur a été mis en place à la cure. Et que la population ne soit pas surprise d'entendre, dans quelque temps, rugir une sirène installée au sommet de l'église. Cet exercice est prévu dans le cadre de la campagne de sécurisation du village.

Pour toute information, se rapprocher de Marc Umbach, délégué à la sécurité, et pilote de cette action, aux 04 66 82 38 89 ou 06 79 50 00 09 .

Sources: Midi Libre

Vidéo de présentation de la RCSC de Mougins (06)

29 juin 2011

Cosne sur Loire (58)


Seule ville nivernaise à disposer d'une Réserve communale de sécurité civile, Cosne peut s'appuyer sur ces volontaires en cas de crise.




Ils sont volontaires et bénévoles. Tous de bonne volonté. Impliqués dans la vie de leur cité. Trente Cosnois incarnent la Réserve communale de sécurité civile, officiellement créée en septembre 2009, placés sous l'autorité du maire. Un chiffre bien au-delà des espérances de la Ville.
Douze femmes, dix-huit hommes de tous âges, sans formation particulière, sont appelés à agir en complément des services de secours et des associations. Ce ne sont pas des "zorro", juste des personnes qui désirent s'impliquer dans l'aide à autrui en cas de crise dans le cadre du Plan communal de sauvegarde. Surtout, cette Réserve n'a pas vocation à se substituer aux professionnels ni aux structures compétentes telles que la Croix Rouge.
Crue, canicule, tornade... Les situations critiques nécessitent des moyens humains importants pour lesquels les services municipaux sont bien souvent insuffisants.
sources: le Journal du Centre

17 juin 2011

Réserves Communales, un guide pour les Maires

La réserve communale de sécurité civile: Les citoyens au côté du maire, face au risque inondation



Le Centre Européen de Prévention du Risque d'Inondation (CEPRI) d'Orléans à édité un guide pratique destiné aux maires qui fera référence sur le rôle, l'utilité, le fonctionnement et la réflexion à mener au sujet des réserves communales.

Ce document s’adresse en premier lieu aux maires, à leurs adjoints et à tous les élus ainsi qu’aux services administratifs et techniques des communes.

L’objectif de ce document est d’apporter des éléments méthodologiques pour la mise en œuvre d’une réserve communale de sécurité civile dont la mission principale serait dédiée à la prévention et la gestion du risque d’inondation.

Autour de plusieurs thèmes:
- Qu'est-ce qu'une réserve communale de sécurité civile ?
- Pourquoi créer une réserve communale de sécurité civile ?
- Comment créer une réserve communale de sécurité civile ?
- Comment maintenir une réserve communale opérationnelle dans la durée ?
et des annexes pratiques, ce guide se fonde sur l'expérience et le témoignage de communes pionnières afin de permettre au lecteur de se forger sa propre opinion.

Ce guide mérite d'être lu tant par tous ceux qui ont déjà créé une réserve communale que par ceux qui envisagent de le faire.


Pour avoir participé aux réflexions relatives à ce guide nous pouvons témoigner du sérieux de ses auteurs.


Ce guide est gratuit est téléchargeable sur le site du CEPRI.


4 avr. 2011

La Sécurité civile s'ouvre aux secouristes mineurs à La Seyne



Comment est née la réserve communale de sécurité civile ?
Pour répondre aux obligations qui pèsent depuis 2004 sur les collectivités territoriales en matière de sécurité et de prévention des risques, la ville de La Seyne a été parmi les premières à créer, en 2006, un service de sécurité civile. La première étape a été la rédaction du plan communal de sauvegarde, qui permet d'organiser la collectivité en situation de crise. Puis nous avons mis en place la réserve communale : un appel aux bénévoles a permis de recruter une trentaine de personnes pour constituer une « force de frappe », à savoir des gens formés pour gérer certaines crises en appui du personnel communal.
Quel est le profil des bénévoles ?
Depuis le départ, nous souhaitons toucher toutes les catégories de la population. Nous avons procédé par étapes : le « noyau dur » de 2006 est constitué de personnes d'âge mûr (35 à 65 ans) qui ont envie de se sentir utiles et qui sont stabilisés professionnellement pour avoir du temps à consacrer au service des autres. Cette étape nous a permis de légitimer le dispositif avant de le développer. Puis, nous avons ouvert la réserve communale aux jeunes volontaires du service civique (moins de 26 ans). Là aussi, nous avons été parmi les premiers en France à le faire, et aujourd'hui, nous sommes agréés pour accueillir, chaque année, cinq jeunes avec des contrats d'un an (1). La prochaine étape est donc l'ouverture aux jeunes de 16 à 18 ans.
Quelles seront leurs missions ?
Ils ne participeront pas aux missions susceptibles de les exposer, comme les patrouilles forestières, car il peut s'agir de zones à risques en cas de départ de feu. En revanche, ils participeront à la vigie, aux actions de prévention, à la mise en place des périmètres de sécurité, aux exercices de gestion de crise, etc. Ils auront un « tuteur », à savoir un bénévole expérimenté qui suivra leur évolution, leur formation, leur assiduité.
Comment attirer ces jeunes ?
On a tous, dans notre jeunesse, eu envie d'être pompier, mais cette profession demande beaucoup d'investissement. La sécurité civile est un dispositif plus accessible qui permet d'exercer une activité proche de celle des pompiers. Pour les jeunes, c'est donc l'opportunité d'être actifs, au service des autres, tout en voyant l'envers du décor qui peut conduire certains de nos professionnels à partir exercer des missions extérieures, comme actuellement au Japon après le séisme. Pour permettre aux jeunes de tester si ce métier leur plaît réellement, nous organisons, du 18 au 22 avril à l'Espace accueil jeunes des Sablettes, une semaine de découverte.
Quel est le programme ?
Il y aura une présentation de la sécurité civile et des risques majeurs, une sensibilisation à la sécurité routière, des cours de secourisme, des démonstrations avec les sapeurs-pompiers, une présentation des vigies, des patrouilles à Notre-Dame-du-Mai, et des manoeuvres à Janas, ainsi que des démonstrations de sauvetage en hauteur au fort Napoléon. On mettra également les jeunes devant des simulateurs avec un jeu vidéo type SimCity : ils auront en charge un secteur à développer en fonction d'un risque connu ; ils devront donc mettre en oeuvre des actions de prévention avant le déclenchement de la « catastrophe ». Au final, cette semaine vise donc à susciter des vocations et à permettre aux jeunes stagiaires d'intégrer la Réserve communale.
(1). Ces contrats d'un an sont indemnisés à hauteur de 440 euros par mois pour 28 h hebdomadaires.

Actuellement, ce sont plus de cinquante femmes et hommes (une quinzaine de fonctionnaires et une quarantaine de bénévoles) qui composent et animent la réserve communale de sécurité civile.
Au quotidien, ils interviennent dans deux grands domaines : la prévention des feux de forêt (surveillance du massif du cap Sicié, patrouilles et vigie à Notre-Dame-du-Mai) et la mise en place de dispositifs de sécurité - une quinzaine de fois par an - lors des manifestations événementielles organisées par la ville (concerts, spectacles, feu d'artifice, etc.).
A quoi s'ajoute, de juin à septembre, la surveillance des plages, aux côtés des sapeurs-pompiers.


« La réserve communale peut accueillir des citoyens de tout âge et de tout métier, explique Christophe Ratinaud. Nous pouvons éventuellement demander un certificat médical, mais il n'y a a d'aptitude physique requise ».
Parmi les bénévoles « d'âge mûr » qui ont intégré le service, Gaël Le Gallo (59 ans), infirmier durant 40 ans, explique qu'il consacre « un tiers de (son) temps à la réserve, ainsi qu'une vingtaine de jours l'été pour participer à la prévention des feux de forêt ». Il dit apprécier « l'ambiance du groupe » et le fait de pouvoir « mettre ses compétences aux services du public ».
De même pour François Dosda (64 ans), ancien marin et responsable des Scouts et guides de France, qui enchaîne les formations aux premiers secours et multiplie les patrouilles et les vigies.
Avec les professionnels, ces « aînés » accompagnent les jeunes qui effectuent leur service civique à la sécurité civile. Parmi eux, Alexandre Catusse (22 ans), est intervenu l'an dernier en Dracénie où, durant une journée, il a « porté assistance aux sinistrés ». « J'aime ce contact avec la population et la nécessité d'être réactif quand les gens ont besoin de nous », explique-t-il.
Clément Palangie (22 ans) se félicite d'avoir déjà « participé à des commissions de sécurité dans les établissements accueillant du public », et d'avoir eu l'occasion « d'encadrer des scolaires et de les sensibiliser aux risques majeurs et aux feux de forêt ».
Jérémy Tauyon (19 ans) apprécie lui « la polyvalence des activités : un jour on débroussaille, un jour on fait des exercices d'évacuation dans une école. C'est vraiment enrichissant ».

Fort de cette expérience, la plupart de ces jeunes envisagent déjà d'orienter leur vie professionnelle soit au sein d'un corps de sapeurs-pompiers, soit au sein de la sécurité civile.

Source: Varmatin.com

7 mars 2011

Brumath (67) : la Réserve Communale sécurise le carnaval des enfants

Une des missions pouvant être confiées aux réserves communales est la sécurisation des manifestations locales organisées par les municipalités comme à Brumath, par exemple.


Ainsi, le défilé du carnaval des enfants qui s'est déroulé le 5 mars était-il encadré par les volontaires de la Réserve Communale de Sécurité Civile de Brumath.
Le cortège était accompagné par deux véhicules de la Police Municipale (un en tête du cortège, l'autre à l'arrière) et 9 bénévoles de la réserve communale. Reliés par radio, les réservistes avaient pour mission de sécuriser le défilé au niveau des intersections et permettre le passage des carnavaliers qui étaient entre 400 à 500.


Munis d'une tenue haute visibilité et de panonceaux STOP, les réservistes ont permis le bon déroulement de cette manifestation et pu canaliser les flux entre piétons et véhicules sans incidents.

17 févr. 2011

CAVIGNAC (33)

Branle-bas de combat ce mardi 15 février devant la mairie de Cavignac. Le maire, Jean-Jacques Edard, avait convoqué les conseillers municipaux et les employés communaux pour une revue de détail du matériel prévu en cas de risques subis par la commune suite à une tempête, un accident grave de la circulation ou un incident toxique.

Lors d'une précédente réunion, le maire avait réparti les rôles et donné aux acteurs concernés (élus, employés et bénévoles) tous les renseignements et conduites à tenir en cas de sinistre. Ce mardi, tout le monde a pu constater de visu ce qui lui avait été communiqué sur papier : la place des talkies-walkies, l'utilisation des couvertures de survie, des torches, ou encore, le rôle des réserves de première nécessité.


Puis tout le monde a assisté à la mise en route des groupes électrogènes, ce qui a permis de constater qu'ils n'étaient pas tout à fait suffisants pour faire fonctionner les ordinateurs. Il a ensuite été procédé à l'essai des haut-parleurs destinés à avertir la population en cas d'incidents graves.

Jean-Jacques Edard avait tenu a faire cet inventaire et revue préliminaire : « Ainsi, s'il se passe un jour quelque chose dans la commune, chacun saura ce qu'il a à faire, où sont les objets dont on aura besoin et ainsi tout se passera sans panique ».

Le Plan communal de sauvegarde doit être prévu dans chaque commune et la commune de Cavignac est prête.

Sources: Sud Ouest

15 févr. 2011

Clapiers (34), une politique de Sécurité Civile remarquable

Quelques communes de l’Hérault ont souhaité mettre en place une politique de sécurité civile. C’est le cas de la Commune de Clapiers, 5.073 habitants. En réalité, toutes les communes assujetties à un plan de prévention (inondation, forêt notamment) avaient deux ans pour se doter d’un Plan communal de sauvegarde (PCS). A Clapiers, une commission extra municipale a élaboré de 2006 à 2008 ce plan et prévu la création d’une réserve communale de sécurité civile. La création effective de cette dernière est intervenue en 2008.

Sa direction a été confiée à Daniel Baller. Cette réserve est forte de 60 bénévoles prêts à s’engager en complément des Services techniques et de la Police municipale.
La Réserve est activée en cas de crise majeure. La Réserve a été équipée de vêtements de sécurité et de matériels de sauvetage. Cette force peut s’avérer très utile lorsque les secours traditionnels, comme les pompiers, ne peuvent plus faire face.

Les membres ont aussi l’avantage de bien connaître le territoire communal : ils peuvent donc facilement guider les secours. De même, la Réserve peut servir à sécuriser des périmètres dangereux et à gérer avantageusement la post-crise quand le soutien à la population doit s’étaler dans le temps.



Pour mobiliser la Réserve communale de sécurité civile, la Ville de Clapiers s’est dotée d’un automate d’appels téléphoniques. Ce dispositif peut aussi servir pour informer la population d’un péril imminent ou transmettre un message comportant des recommandations importantes.


Le propre d’une Réserve est d’être mobilisée rarement ce qui nuit forcément à la vigilance. C’est pourquoi, le Plan communal de sécurité civile prévoit la possibilité de mettre en pré-alerte les bénévoles de la Réserve, déjà parfaitement dans l’opérationnalité puisque en alerte tous les étés. 
D’autre part, les membres de la Réserve ont été formés en 2009 aux gestes de premier secours.

Afin de la rendre plus opérationnelle, le choix a été fait à Clapiers en avril 2010, de fusionner cette force citoyenne avec le Comité Communal Feux de Forêts.

Le Document d’Information Communal des Risques Majeurs (D.I.C.R.I.M.), fascicule très accessible en ligne a été distribué en 2008 à tous les foyers clapiérois.

Le moins que l’on puisse dire est que la culture du risque est bien développée à Clapiers. Les élus connaissent les procédures à suivre, les citoyens sont informés des risques, les secours sont à proximité (Pompiers et SAMU à Montpellier) et la Réserve communale est prête à se mobiliser à tout instant.

En cas de crise majeure (incendie, inondation, tempête, canicule, etc.), la population est invitée à suivre certaines règles de conduite décrites par le DICRIM.
Peu de communes dans l’Hérault sont aussi bien préparées à gérer une crise et à faire en sorte qu’elle soit la moins dommageable pour la population.